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les comètes
- Le 12/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Les comètes
J’ai toujours été fasciné par les comètes
Elles passent dans le ciel, nous frôlent
Un rendez-vous fixé de longue date
Par un grand horloger invisible
Peu les voient, une trace dans le ciel
Un souvenir qui marque leur âme
Ils devront attendre, parfois une vie
Pour un soir recroiser leur lueur
Et si nos vies ressemblaient à elles
Ces amis perdus qui reviennent un jour
Ces lieux oubliés où l’on s’égare de nouveau
Ces chansons disparues que l’on fredonne
Une femme aimée à l’aube de sa vie
Qui revient éblouir notre âme un matin
Qui donne du bonheur et de la lumière
Et s’éloigne à nouveau, vers son destin
Ces fées du ciel ne nous appartiennent pas
On les regarde, on les aime à jamais
Gardant en notre cœur cet espoir enfoui
D’avoir, à leur retour, les yeux encore ouverts
A leur prochain passage !
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la femme de l'étang
- Le 11/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Je suis venu m’asseoir au bord de l’étang
La fraicheur du soir, douceur de l’instant
Musique du crépuscule, cliquetis de surface
Un têtard fringuant, une grenouille vorace
Je me laissais bercer, quand elle est arrivée
De l’autre côté de l’eau, silhouette élancée
Elle marchait à grand pas, elle cheminait
Mes yeux la suivaient, Son mystère m’attirait
Qui était cette femme, quel était son destin
Elle avançait déterminée, suivant son chemin
Dans son sillage, des ombres se bousculaient
Des hommes, juste son attention, quémandaient
Elle ne les regardait pas, suivait l’horizon
Un sourire très doux, inimitable poison
Fragile ou violente, entretenait le mystère
D’un geste, leur ordonnait de se taire
Je l’ai suivi un moment, irrésistiblement
Savouré avec délice d’avoir été son amant
Je suis revenu me coucher, à côté de l’étang
Devais la laisser partir, était venu le temps.
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Les Lolos noirs
- Le 09/06/2015
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Un texte inspiré d'une émission...
Rendez-vous en terre inconnue...Chez les lolos noirs.
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Les Lolos Noirs
Hier soir, voyages chez les Lolos Noirs
Ce n’était pas un voyage à Harlem dans un bar top-less
Plutôt une escapade dans un coin d’humanité
Dans un endroit où l’arme principale est le sourire
Ce matin j’avais le sourire en pensant à eux
Et puis j’ai appris que des voyous avaient brulé un journal
Car les dessins ne les faisaient par rire
Qu’ils refusaient aux autres un autre humour que le leur
Ce matin j’avais le sourire en pensant à eux
Et puis en partant des deux voyous… Des bons Français
M’ont expliqué, qu’avec ces gens-là…
Ce n’était pas étonnant…Vous savez comme Ils sont !
Ce matin j’avais le sourire en pensant à eux
Et puis j’ai appris qu’une femme avait accouché dans la rue
Sans âne ni bœuf, sans paille, sur la chaussée.
L’enfant est parti rejoindre les étoiles
Ce matin j’avais le sourire en pensant à eux
Et puis j’ai entendu la valse des milliards
Plus de milliards qui volent et moins d’argent à dépenser
Comme un résumé de l’absurdité de notre vie
Ce soir je n’ai plus le sourire
Pourtant il me suffirait de retrouver le sourire de cette femme
Les rires de ces enfants, leur solidarité dans l’effort
Pour me fondre dans tes bras et te dire je t’aime…
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Envie de vomir
- Le 09/06/2015
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Envie de vomir
Le doigt sur la télécommande, l’écran disparait. Ces flux d’informations
viennent de se déverser sur moi, et, j’ai une sensation d’écœurement…
Comment faire le tri dans cette boue qui se répand dans nos salons ?
La seule solution est de s’imposer le silence.
Envie de vomir
Ces conflits à répétition dans le monde, images spectaculaires !
Le sang gicle sur nos écrans, les armes en bandoulières
Corps déchirés, enfants apeurés, triomphe des chacals
Et si peu de gens se demande pourquoi tout cela !
Envie de vomir
Ces pays que s’appauvrissent, ces élites qui s’enrichissent
Des files devant pôle emploi, des yachts de plus en plus longs
Les restaurants du cœur explosent, et Fauchon fait le plein
Une faille qui se creuse, réussir à être du bon côté !
Envie de vomir
La médiocrité comme religion, on se goinfre de télé-réalité
Les cons sont des moutons dociles, pourquoi leur apprendre à lire ?
Un peu de foot, remplir leurs poches de gadgets électroniques
Les yeux sur vos écrans, vous ne voyez plus au-delà !
Envie de vomir
Et puis on vous jette un ministre véreux en pâture !
Une fripouille hors norme, un menteur professionnel
Les autres sont des saints, la larme à l’œil, ne savaient pas !
Lynchez le bonnes gens ! Surtout regardez ailleurs !
Envie de vomir
J’ai glissé un disque sur la platine, Mozart en toile de fond
Un bon livre, un verre de vin, le sourire d’un enfant
Le corps d’une femme, un rayon de soleil qui perce
Ma nausée est passée, la vie est encore belle !
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Elle se demande parfois....
- Le 08/06/2015
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Elle se demande parfois
Elle sait qu’elle est encore belle
Elle le voit dans le regard des hommes
Elle sait que le temps passe
Elle se demande parfois
Son homme ne la regarde plus vraiment
Son enfant part un peu plus chaque jour
Son travail…Elle le connaît trop.
Elle se demande parfois
Sa vie est confortable et lente
Son corps, elle refuse de l’écouter
Ses yeux, elle refuse de pleurer
Elle se demande parfois
Lui il rentre souvent tard, avec des potes
Lui, il lui parle sans la regarder
Lui, il lui fait l’amour par habitude
Elle se demande parfois
Elle part souvent marcher…seule
Elle offre son sourire à ses amis
Elle voudrait être aimée
Elle se demande parfois
Elle se demande parfois
Si elle va oser
Si elle va franchir le pas
Dire…Je veux trouver le bonheur
Elle se demande parfois
Si elle peut oser une autre vie
Si elle peut boucler une valise
Et partir sentir l’air de la mer
Mais toi ma belle amie…
Tu as le droit de respirer le ciel
D’aller chercher cette tendresse
De penser à toi
Elle se demande parfois
Et moi je me demande
Si parfois il ne serait pas plus simple
De ne plus rien se demander
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Mon regard s'est perdu.
- Le 07/06/2015
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Mon regard s’est perdu.
Assise là sur ce petit muret devisant
Un mot pour l’un, un regard pour l’autre
Face à moi, mes yeux attirés comme un aimant
Elle ne cherchait pas à nous séduire
Une tenue sage, cheveux blonds libérés.
Il en faut peu pour que l’homme divague.
Entre deux taffes de cigarettes, elle respire
Son chemisier sage laisse libre un espace
Et c’est ainsi, je viens vous le confesser que
Mon regard s’est perdu
Un plongeon, une aventure un voyage
Entre ces seins que je ne fais que deviner
Envie d’y plonger ma bouche asséchée
Quelques centimètres de peau, une invitation
L’envie d’y déclencher un frisson, un émoi
L’instant est passé, la porte se referme
Mon regard s’est perdu
Quel homme n’a jamais été troublé
Par la naissance ou l’ombre d’un sein
Que Dieu me pardonne, vous êtes si belle.
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Des chiens enragés...
- Le 06/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Des chiens enragés.
Un homme est mort. Un homme décapité.
Devant nous, il est resté droit, n’a pas supplié
Un homme égorgé mais un message envoyé
Devant cette vermine, il ne faut plus reculer
Il s’appelait James Foley, un jour, sera oublié
Je n’ai que des mots, et l’envie de cracher
Sur ces démons masqués, diables déguisés
Assassiner, violer torturer, voilà leur tiercé
Il y aura pour sûr, de belles âmes pour justifier
Capacité à trouver, des excuses millimétrées
Pour ma part, n’en trouve pas, je suis désolé
Face à la barbarie, un seul choix, l’éradiquer
Nous sommes face à une horde déchainée
Les paroles sont vaines, finit de pinailler
Depuis trop longtemps, réflexe de négocier
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Mots imposés.
- Le 05/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Composer un texte en vers ou en prose avec les mots imposés suivant:
SOURIRE, ESSENCE, OCEAN, FONTAINE, SILENCE, ESPOIR,ÎLE...
Mots imposés.Le sourire aux lèvres, j’avance sur cette bande de terre
Chemin posé par les hommes le long de l’océan.
Les embruns viennent fouetter mon visage
Les fleurs battues par le vent, lâchent leurs essences
J’arrive vers ce vieux banc qui regarde le large.
Se poser là, ouvrir son corps aux éléments.
Au loin l’île d’Ouessant me fait de l’œil.
Je suis bien, je n’ai plus d’âge plus de peurs.
Vivre cet instant, profiter de ce déchainement
Ce souffle des dieux, fontaine de jouvence.
Ici le silence n’existe pas, tumulte déchainé !
C’est pourtant là que je voudrais demain
Venir m’endormir à jamais sous ce ciel.
L’espoir chevillé au corps d’entendre à jamais
Au milieu des flots, le souffle de leurs voix.