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Au milieu de la nuit.
- Le 04/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Au milieu de la nuit.
Retour d’une soirée au théâtre
La dernière d’une longue aventure
L’ultime rideau est tombé ce soir
Ne restent que des souvenirs
Il est tard et je ne vais pas dormir
Comme pour prolonger ce moment
Comme pour éviter de penser
A cet abyme qui se présente
Le silence est maintenant total
Seul le bruit de mes doigts sur le clavier
Seul l’écho de vos paroles et de vos rires
Et le souvenir des derniers applaudissements.
J’ai sommeil et je ne vais pas dans mon lit
C’est l’heure de fermer ce chapitre
Et tu n’étais pas là pour le partager.
Nous ne sommes plus sur la même route.
Et puis bientôt, nous nous remettrons à l’ouvrage
Nous ouvrirons un autre texte, apprendrons d’autres mots
De nouvelles pages à tourner, espérant au détour d’une ligne
Trouver encore l’énergie de vivre une autre histoire.
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Promenade dans le dictionnaire…
- Le 03/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Promenade dans le dictionnaire…
A Avalanche….Une vibration et la mort vient frapper…
B Brouillard…Quand les nuages viennent faire une pause sur la terre
C Cœur…Ce n’est qu’un organe…En est-on certain ?
D Donner…Si compliqué à faire…Générateur d’une telle joie.
E Ecole…Qui a eu cette idée folle…. ?
F Feu…Il sait nourrir, il sait nous chauffer…Il lui arrive de tuer.
G Gare. Des rencontres, de départs et de retrouvailles…Que de pas perdus !
H Holocauste…Si seulement il pouvait un jour sortir du Robert !
I Imagination…Là où les frontières n’existent pas…
J Jouer…Pour le plaisir de rester un enfant…
K Kilimandjaro…Ce nom, c’est déjà un voyage
L Lavandière…Mot du passé, parfum de nos armoires de campagne…
M Madeleine…Le gâteau de l’enfance, un parfum qui rassure
N Nue…J’aime une femme quand elle avance nue vers moi…
O Olivier Certains ont croisé Jésus…Ils meurent aujourd’hui ! Alerte !
P Pain. Le partager, le rompre…sentir son odeur…
Q Qualité ! Ne cherchez pas, je les ai toutes…Septiques ?
R Rose, je ne connais pas de fleur qui habille mieux une femme
S Sentiers...Vers Compostelle ou serpentent dans les montagnes, chemin éternels
T Toujours…On a tous la prétention de le dire…et pourtant !
U Usées…Comme les mains d’un homme qui travaille pour faire vivre sa famille
V Venise…Il n’y en a qu’une ! Elle est unique et j’en suis amoureux
W Wolfgang…Le prénom de Mozart. Quand Dieu nous envoie un génie !
X …Comme le chromosome…Et ce ne sont pas que des films !
Y Yack…Oh quelle vache !
Z Zambèse….Le cheveu sur la langue de l’homme vulgaire !
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Abécédaire optimiste et pessimiste
- Le 02/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Abécédaire optimiste et pessimiste
A
Comme l’amour qui soulève l’énergie des Hommes mais aussi l’Ambition sans fin qui fait que chacun marche sur l’autre.
B
Comme la beauté…Présente partout dès que l’on sait ouvrir les yeux…mais aussi la bêtise infinie qui inonde nos vies.
C
Comme toutes ces couleurs qui forment nos paysages…mais aussi tous ces cadavres victimes de la barbarie.
D
Comme le don, quel joli mot, petit mot si court et si grand…mais aussi la distance qui sépare les familles
E
Comme l’espoir, cette capacité des hommes à regarder derrière les murs…mais aussi cet égoïsme qui nous frappe tous.
F
Comme la foi, quand elle est sincère et ouverte, foi en l’homme et en Dieu…mais aussi la folie, quand elle transforme un homme en tueur.
G
Comme la gaité d’un enfant, ses yeux qui pétillent…mais aussi le gris, cette couleur qui ferme l’horizon…
H
Comme l’humour, cette arme qui rend le quotidien supportable, mais aussi la haine, bête immonde qui ne sait que détruire.
I
Comme l’imagination, don donné à l’homme pour oser aller plus loin…mais aussi l’intolérance, cette barrière que nous avons tous un jour ou l’autre devant nous.
J
Comme le verbe jouir ! …mais aussi jalousie, un poison qui s’infiltre partout.
K
Comme un kir entre amis, un moment de convivialité…mais aussi un kamikaze, le stade ultime ! Se détruire pour tuer l’autre.
L
Comme la lumière du soir sur l’océan…mais aussi comme la liberté qu’on arrache aux autres
M
Comme toutes ces mamans qui se sacrifient pour leurs enfants…mais aussi comme ces mercis que l’on oublie de dire.
N
Comme cette nuit de Noël qui réchauffe le cœur…mais aussi comme nazi, cette tâche sur la mémoire des hommes.
O
Comme ces oiseaux qui m’accompagnent de leur chant dans mon inspiration…mais aussi comme cet orgueil qui nous fait si souvent déraper…
P
Comme ces papas qui pleurent devant un berceau…mais aussi ces papas qui oublient qu’ils ont des enfants.
Q
Comme les couleurs du quotidien quand on est heureux….mais aussi ces quartiers où la seule couleur est le gris.
R
Comme le raisin qui apaise la soif….mais aussi comme ces ragots qui peuvent tuer.
S
Comme le sexe quand il est partage et tendresse….mais aussi comme les salauds qui ne respectent rien.
T
Comme une tasse de café à l’ombre des platanes….mais aussi comme la loi du Talion qui rendra le monde aveugle.
U
Comme cet univers qui me fait toujours rêver…mais aussi comme ces urnes qui ne se remplissent plus.
V
Comme une vie qui s’éteint de façon paisible…mais aussi comme un violeur qui brise une existence.
W
Comme un wu, si pratique au scrabble…mais aussi comme winchester qui est bien coupable.
X
Comme un verre de xérès partagé entre amis…mais aussi comme xanthophylle qui vous fera sortir le dictionnaire.
Y
Comme les yeux d’une femme qui rendent la vie supportable…mais aussi comme les yorkshires qui font devenir les maitres débiles…
Z
Comme Zorro qui me faisait rêver enfant…mais aussi comme le zodiaque qui abuse tant de gogos…
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Les deux fils
- Le 01/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Les deux fils
Elle me parle souvent de ses deux fils
Deux branches issues du même arbre
Deux trajectoires lancées dans la même vie
L’un avance dans un sens, l’autre à l’envers
Lui est un enfant modèle, trajectoire parabolique
Elève sans histoire, aujourd’hui médecin brillant
L’autre est un cabossé, tombé dans chaque piège
Enfant malade, adolescent bousculé et malmené
L’un aime une femme,couple en douceur
Amour en harmonie, ne manque qu’un enfant
Son frère rebondit de femmes en femmes
Séducteur facile, sans savoir la reconnaître.
Maman est inquiète, voudrait voir ce fils
Construire sa route, devenir un homme
Refermer ses plaies, enfin savoir où il va
S’éloigner de ses démons, écarter le danger.
Nos enfants ne nous appartiennent pas
A l’orée de la vieillesse, nous les regardons
Aller de droite à gauche, souvent se tromper
Nous n’avons que notre amour pour les protéger
Deux enfants nés pourtant du même sein.
Mais pas la même fée présente pour les deux
Pourtant les frères s’aiment, et telle une cordée
Ils ne peuvent avancer sans le regard de l’autre
Toi mon amie, tu dois aujourd’hui te rassurer
Tu fais ce que tu peux, ils font ce qu’ils veulent
Et sache qu’ils savent qu’il y a dans ton cœur
Tout l’amour nécessaire pour tout pardonner.
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Confessions d’un Zours…
- Le 29/05/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Confessions d’un Zours…
Bonjour…
Je vais vous raconter ma courte vie…
Je suis un ours en peluche et jusqu’à la semaine dernière, je n’avais pas de nom…
Je suis né…je ne sais pas où, au milieu de tout un tas de frères qui me ressemble.
Bon, j’ai de la chance, j’ai plutôt une bouille sympa, j’arrive à me tenir assis et ma frimousse attire la sympathie.
Ce n’est pas comme les copains d’à côté qui sont aussi attirants qu’une porte de prison…
J’ai entendu qu’ils partaient comme produit d’appel chez Toys’us…
Je ne sais pas ce que cela veut dire, mais j’ai l’impression de bien m’en tirer…
C’est ce que je disais au début, mais quand je me suis retrouvé dans un grand carton avec plein de copains dans le noir, je n’en menais pas large.
Le carton a bougé, des bruits, des portes qui se ferment, un roulis pendant des heures.
J’ai un copain plus instruit que moi, qui m’a dit que nous étions dans un camion !
Je suis bien avancé ! C’est quoi un camion ?
Ah enfin ça se calme.
Des portes qui s’ouvrent, le carton qui bouge.
Enfin de la lumière !
Des mains nous empoignent, nous collent une étiquette et nous balancent dans une panière près du sol.
C’est bizarre, il y a déjà quelques copains installés, il y a de la lumière, une douce musique d’ambiance.
J’interroge un peu les anciens du panier ?
Nous sommes dans un magasin de plantes…quelle idée ? C‘est quoi une plante ?
Il parait que ça s’appelle Botanic…que mes copains et moi nous sommes là pour la déco, pour faire des petits cadeaux…
Il parait qu’on est un peu la dernière roue du carrosse ! Ils parlent bien mes copains mais je ne comprends pas tout…
Au bout de quelques jours, je commence à prendre mes repères.
Il y a les nuits ou tout est calme, et puis à certaines heures, plein de gens passent devant nous.
La plupart ne nous voient pas, quelques uns nous touchent, quelques enfants tentent de nous arracher les yeux ou les oreilles…
De temps en temps, un copain est emporté.
C’est vachement flippant ! (J’ai entendu cela dans la bouche de deux filles qui passaient devant moi, je le replace ! ).
Certains disent que l’on va finir dans des chambres d’enfants, que certains nous font des câlins, mais que d’autres nous tirent dessus pendant des heures…Je ne sais pas prier, mais si je pouvais…
Quelques jours passent, nous ne sommes plus très nombreux dans le panier. Je me cache un peu derrière les copains. Je ne suis pas si mal ici.
Tiens, c’est qui celui là ?
Il y a un grand bonhomme devant nos paniers, il n’a pas l’air très décidé.
Il empoigne mon copain, le regarde et le repose… et puis…et hop je suis dans ses mains.
C’est haut par rapport à mon panier … Il me regarde en face, à priori, il me trouve sympa.
Il se met à marcher et je regarde mon panier avec un peu de tristesse.
Tiens il me lâche, et une femme me prend, passe devant moi un appareil…ça fait bip !
Et le grand m’emporte.
Nous arrivons dehors, Ca caille !
Je n’ai pas le temps de profiter longtemps du paysage, il m’enlève mon étiquette et me glisse dans un sac ou il fait noir et ou je suis tout seul.
Les jours passent, j’entends des bruits bizarres de sonneries, de doigts sur un clavier, de gens qui parlent.
C’est ça ma future vie ? Enfermé dans un sac…La galère !
Et puis un jour, le sac se soulève, j’entends la voix du grand qui chantonne…
Je ne sais pas ou nous allons, mais il a l’air heureux !
La voiture s’arrête…Une nouvelle voix…Ce n’est pas le grand…la voix est plus douce…
Enfin la lumière et deux mains me soulèvent…
Tiens, ce n’est pas une enfant !
Ils disaient que des bêtises les copains… !
C’est une femme, elle est belle et ses mains sont très caressantes !
Je sais que les nounours n’ont pas de sexe, je peux vous dire que je le regrette !
Elle m’embrasse et son parfum commence à s’incruster dans mes poils..Et oh…pourquoi elle m’abandonne pour embrasser le grand, je ne savais pas que je pouvais être jaloux !...
Et voilà qu’elle me repose dans un sac et les deux disparaissent un bon moment…Ca caille dans cette voiture…
Ah les voilà ! Avec qui vais-je repartir ? Et bien finalement c’est avec elle….
Et oh ! Moins vite ! C’est quoi cette conduite !
Ah enfin on arrive, elle ne m’oublie pas dans la voiture…
Je balise un peu…d’ici qu’elle me refile à des petits monstres…
Mais non, elle me pose doucement dans une chambre.
L’endroit est chaud, pas de gamins à l’horizon.
Bizarre, elle s’allonge à côté de moi…Je ne devrais pas vous le dire…mais elle est toute nue…
C’est beau une femme !
Oh elle me prend dans ses mains et je me retrouve contre elle…
Elle me caresse et me parle comme au grand…J’ai juste mes pattes contre ses seins.
J’ai beau être un ours en peluche, j’ai quelques idées qui me traversent les poils….
Elle me repose et avant de fermer les yeux elle m’envoie un baiser…A MOI….
Finalement, je suis bien tombé, il fait chaud, on me caresse, et parfois elle m’embrasse…
C’est bizarre, quand elle a l’air triste, elle me regarde comme pour que je la rassure…
Je ne sais pas vraiment quoi faire, mais il semble que ma frimousse lui redonne un peu de baume au cœur…
Ah au fait…j’ai oublié de vous dire…
Maintenant j’ai un nom….
Elle m’appelle tendrement « mon zours »…
La vie est belle…
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la dernière rencontre.
- Le 27/05/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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La dernière rencontre.
La dernière rencontre, on ne le sait pas toujours.
Cet ami avec qui vous parliez hier avant que…
Fauché par une voiture, pas le temps de lui dire
Qu’il comptait pour vous, que vous l’admiriez.
Ce conjoint que vous aimiez, une dispute de pacotille
L’accident, et ne restera en souvenirs que ce malentendu
On ne devrait jamais quitter l’autre sur une mauvaise note
Avec le temps tout cela semble tellement dérisoire.
Ces amis perdus de vue, quand était l’ultime rire ?
Le temps fait son office, et agrandit si vite l’oubli
Au hasard d’une rue, peut-être un jour les recroiser
La dernière fois est parfois l’attente de la prochaine
Et toi, disparue un jour sur une promesse de retrouvailles
Tu as décidé un matin qu’il s’agissait de l’ultime baiser
Je revois les derniers instants, une portière qui claque
Ton regard humide, camouflé derrière une vitre teintée.
Quand on repense à sa vie, on voudrait le savoir
Pouvoir revivre et corriger ces derniers instants
Serrer une main plus longtemps, accrocher un regard
Et croire que dans l’au-delà, qui sait, un autre rendez-vous.
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Mon tour de France...
- Le 25/05/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
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Mon tour de France
Le poète jadis, chantait douce France
Je grand Jean décrivait lui Ma France
Ce petit pays lancé au bout d’un continent
Ce mélange explosif de tous les contraires
Ce coin de terre est une surprise permanente
Elle a son nez en Bretagne, humant les embruns
L’embouchure de la Garonne lui sert de bouche
Le menton se niche dans la fierté Basque
J’ai un petit faible pour ses montagnes
Petites et âgées, du Puy-de-Dôme au ballon d’alsace
Fières et anguleuses, du Queyras au Tourmalet
Volcans endormis nous offrant aujourd’hui leurs sources.
Comme une jeune fille timide, elle cache à nos yeux
A chaque virage, ici un château, plus loin une cascade
Les clochers pour son identité, vierges de plâtre sur les chemins.
Forteresses de Vauban, tours de lecture de Montaigne…
Le promeneur au détour de ses pas goutera à loisirs
Ici une potée, là un fromage oublié, ici une confiture d’antan
Partout la trace du travail des hommes, des terrils du nord
Aux canaux de l’est, leur sueur comme peinture du présent.
Toi qui demain partiras en congés, quitte donc l’autoroute
Enfonce-toi dans son ventre, viens à l’ombre des placettes
Ecouter leurs accents, regarder leurs visages colorés de leur terre
Ce pays est le tien, il a encore tellement de choses à te dire.
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Balade en montagne…
- Le 23/05/2015
- Dans Textes pour adultes.
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Balade en montagne…
Je sais que tu n’aimes pas…
Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis…
Je t’ai enfin décidé à partir grimper sur les chemins à chèvres.
Tu as le look parfait, un chapeau pour te protéger du soleil d’altitude, une chemise style canadien, largement échancrée en haut et fermée en bas par un nœud…
Juste ce qu’il faut pour être juste sexy…En bas, tu as adopté un short sportif mais qui se révèle adorablement sexe…
Nous attaquons le début du chemin, il y a encore des arbres et de l’ombrage, mais je sais que très vite le paysage va se dégager et je compte sur cela pour que tu tombes sous le charme de ces perspectives lointaines.
Je te laisse monter devant moi…le prétexte est tout trouvé…par galanterie cela te laisse marcher à ton rythme et je m’adapte au tien…
Je dois avouer que marcher derrière ton short moulé est un panorama qui n’a rien à envier à l’autre.
Mais très vite, je dois m’accrocher, avec tes grandes jambes et ta sveltesse, tu montes à une vitesse soutenue…
Surtout que moi … Comme un couillon j’ai embarqué le sac à dos bourré avec le pique-nique, de l’eau, des fringues chaudes, la trousse de secours…
Les arbres commencent à disparaître, tu ronchonnes un peu moins, est-ce le manque d’air ou le fait que tu te sentes bien ?
Nous arrivons dans les alpages, le paysage devient sans fin…
Encore quelques minutes de marche et nous nous retrouvons au milieu d’une mer de moutons. Un jeune berger s’avance vers nous, échange quelques banalités…
Surtout avec toi…
Il est clair que te croiser ici, avec ton décolleté et tes jambes bronzées et largement dénudées n’est pas pour lui déplaire.
J’ai dans l’idée que le pauvre garçon ne pensera pas ce soir, dans sa bergerie qu’à compter ses moutons…
Il n’a pas l’air de vouloir te lâcher et en quelques minutes tu deviens incollable sur la météo de la région, l’art de manœuvrer un troupeau et les dures réalités de la vie de berger…
Le pire, c’est que tu fais merveilleusement semblant de t’y intéresser…
Nous reprenons enfin notre ascension…
Nous sommes seuls au monde, personne à des kilomètres à la ronde.
Il est bientôt l’heure de déjeuner, nous nous écartons du sentier pour trouver un endroit plus sympa pour nous installer.
Nous trouvons notre endroit, une vue dégager, un arbre un peu foudroyé pour nous appuyer, un filet d’eau glacé sortant de sous les pierres…
Je sors un plaid, quelques nourritures terrestres…
Je te vois te jeter sur ce simple festin…
Tu dévores à pleines dents dans le pain…la montagne te creuse…
Même si je mange moi aussi avec appétit, je me régale encore plus de te regarder magnifiquement intégrée à ce paysage de rêve…
Notre simple repas se termine bientôt…
Tu t’allonges sur la couverture…Tu fais voler tes lourdes chaussures de marche…
Allongée et repue, ton corps se repose, les lunettes très sombres posées sur tes yeux, j’ai l’impression que tu somnoles…
Le repas est terminé, mais il me manque un dessert !… Je rampe jusqu’à toi …
Lentement, je pose un baiser sur tes lèvres…
Un léger râle m’encourage à continuer.
Du bout de la langue, je parcours le tour de tes lèvres…
Je sais que tu ne vas pas résister longtemps.
Ta bouche s’ouvre et notre baiser éveille pour tous les deux d’autres perspectives…
Ma main s’aventure et très vite ouvre ta chemise, se glisse sur tes seins…
Ma bouche descend vers eux et je m’offre en dessert deux adorables fruits…
Ma main continue son œuvre et se glisse dans ton short.
Il ne me faut que quelques secondes pour constater que la montagne n’a pas d’effet négatif sur ta libido…
Deux de mes doigts entrent en toi et viennent recueillir un peu de ton nectar…
Je retire mes doigts et les présente devant ma bouche.
Je goute sur mes doigts ta liqueur secrète en te regardant dans les yeux…un « encore »s’échappe de tes lèvres…
Je te débarrasse totalement de ton short…personne à des kilomètres et juste quelques marmottes ou bouquetons risquent de nous voir…
Je me glisse entre tes jambes et mes doigts et ma langue viennent s’amuser de tes chairs…
Ton corps ondule au soleil pendant de longues minutes et tes petits gémissements résonnent dans la montagne…
Ton corps se cabre sur mes doigts, tes yeux se ferment…
Ton plaisir est doux et fort…
J’ai envie de toi.
Mais…
Tu décides d’inverser les rôles et en quelques secondes, ta bouche se referme sur moi…
C’est vrai, que toi non plus, tu n’as pas eu de dessert…
Je crois que tu vas me faire payer le prix fort pour cette marche forcée !
Tu t’acharnes sur moi, et je lutte pour garder le contrôle…
Tu sais que je ne vais plus résister longtemps…
Je tente de t’échapper mais ma résistance est vaine, tu redoubles d’effort pour ne me laisser aucune chance…
Je sens ma sève monter et tu le sais aussi.
J’éclate entre tes lèvres et j’ai l’impression de ne jamais m’arrêter…
Tu ne me relâches pas…
Tu viens avec ta langue recevoir les dernières gouttes de mon plaisir…
Je m’effondre les bras en croix et tu viens m’embrasser…
Laisse-moi reprendre quelques forces…
J’ai envie de te faire l’amour ici…
J’ai très envie que tu aimes la montagne et que tu aies envie de revenir….