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Programme de travail pour apprendre la patience…
- Le 13/07/2015
- Dans Textes pour adultes.
Programme de travail pour apprendre la patience…
Tu es allongée, nue sur le lit…
Je ne veux pas me déshabiller, du moins, pas pour l’instant.
Je vais m’occuper de toi et je sais déjà que tu vas chercher à reprendre la main…
Tu es sur le ventre, ta tête repose sur tes bras repliés…
Tu es très belle, tes longues jambes encore serrées, de sympathiques fesses qui appellent les baisers, ton dos qui ne veut que des massages, ta nuque que je sais sensible…
Soyons patient…
Je commence par te masser les pieds, sans insister, je ne sais si tu supportes qu’on les touche…
Mais finalement, il semble que tu ne détestes pas que mes mains s’occupent d’eux…
Pendant que mes doigts agissent, ma bouche vient baiser tes mollets et bientôt mes mains la rejoignent.
Tu es toujours très sage, les jambes complètement jointes.
Ma bouche vient agacer le creux de tes genoux…tu es un peu chatouilleuse ici et je n’insiste pas.
Mes mains s’attaquent à la douceur de ta peau sur les cuisses.
Mon massage est pour l’instant très chaste. Je laisse courir mes doigts sur chacune de tes jambes, tranquillement, sans brusquer les choses.
Lentement, mes doigts glissent vers l’intérieur de tes jambes qui, d’abord fermées s’ouvrent très lentement et doucement.
Cela permet à mes doigts de caresser ta peau, à cet endroit si sensible. Ma bouche vient de temps en temps lécher ta peau pour la gouter…mais je reste un peu à distance de ton intimité.
Tes jambes sont maintenant plus ouvertes, je sais que ta pudeur naturelle est un peu bousculée et que tu me fais un très joli cadeau en me laissant te regarder comme cela.
Mes doigts continuent et mes yeux n’en perdent pas une miette…
J’ai devant moi ton adorable fessier, son doux sillon…
J’aperçois tes lèvres intimes, et je devine un début de douce humidité.
Ma langue vient parcourir ta peau, elle est douce, tout particulièrement là, entre tes jambes.
Je crois que tu ne détesterais pas que je remonte un peu mais je vais contourner ton sexe…pour le moment…je reviendrai…nous avons le temps.
Mes mains se posent sur tes fesses, le chiffre est parfait… J’ai deux mains et chacune est bien occupée.
Il est doux d’alterner des effleurements puis des massages plus forts.
Tu bouges un peu, comme pour accompagner le mouvement de mes mains… J’ai envie de te surprendre un peu…
Ma langue vient lentement descendre le long de ton sillon…
Tu tentes de te dérober un peu…
Ne bouge pas, je ne veux que t’offrir des douceurs. Je te sens prise entre deux sentiments…tu ne détestes pas ma caresse mais tu n’aimes pas être totalement offerte et impudique.
Je ne te laisse pas t’échapper et je viens lécher ta friandise cachée.
Laisse toi faire…
J’adore ça !
Pendant que ma langue s’active, mes doigts viennent parcourir lentement les contours de ton ventre…
Tout doucement, mes doigts s’enfoncent en toi…j’aime les légers gémissements qui s’échappent de tes lèvres…
Je calme un peu le jeu…
J’abandonne un peu le bas de ton corps pour venir masser très chastement ton dos, tes épaules…
Tu te laisses aller et j’apprécie de te sentir t’abandonner sous mes doigts…
Voilà que tu te retournes et te redresses vers moi.
Tu viens m’embrasser et tu cherches à ouvrir ma chemise, mais petite coquine...C’est pour reprendre le contrôle des opérations !…
Je ne l’entends pas de cette oreille, je n’en ai pas terminé avec toi.
Tout en te rendant ton baiser, je te repousse doucement sur le lit.
J’attrape tes poignets pour poser tes bras le long te ton corps. Tu m’offres une mine boudeuse…mais es-tu vraiment fâchée ?
Je prends le risque !
Je viens embrasser ton front, tes paupières…
Je viens lécher les contours de ta bouche…
Tu cherches un baiser plus profond…mais je me dérobe…ma bouche part explorer ton cou,… tes seins se tendent vers moi.
Je laisse mes doigts dessiner sur ton ventre des figures imaginaires, ma bouche prend possession de tes tétons.
Je me recule un peu, et c’est au tour de mes mains de masser tendrement chacun de tes mamelons…
Tu fermes les yeux et je peux t’observer…
Depuis quelques minutes tu te laisses aller, tu oses laisser tes mains à l’abandon le long de ton corps…
Ce laisser aller que tu m’offres est un très beau cadeau…tu acceptes de recevoir ma tendresse sans pression, sans chercher une contrepartie immédiate…
Pendant de longues minutes, je m’occupe de tes seins, de ton ventre, de tes flancs…
Tu ouvres les yeux et ton sourire est un adorable remerciement…sans te quitter des yeux, l’une de mes mains vient entre tes jambes.
Mes doigts reprennent possession de toi, nos yeux ne se quittent pas et c’est très excitant de te regarder pendant que mes doigts te fouillent.
J’aime ce doux plaisir qui monte en toi.
Pendant qu’une de mes mains prend possession de toi, je viens prendre l’une de tes mains avec l’autre…
Doux mélange d’émotion ou se mêle un geste très sexe et l’entrelacement très doux de nos doigts.
Quand mes doigts s’enfoncent en toi, tes doigts, eux serrent les miens.
A un moment, tu me serres tellement fort la main, que c’est presque douloureux…mais comme cette pression est douce…
Mais ta patience à des limites, tu te redresses et te libères de moi…
En quelques secondes, ma chemise et le reste volent dans la pièce…Je ne résiste plus…
Tu me lâche quelques secondes, et te voilà à quatre pattes sur le lit…
« Prends-moi « …. Tes désirs sont des ordres !
Je viens derrière toi…je m’enfonce en toi…
Ton dos tendu devant moi est très beau.
Mes mains se posent sur tes hanches et accompagnent nos mouvements. Je ne vois pas ton visage mais aux mouvements de ton corps vers moi, je sais que ton désir est total…J’ai envie de faire durer ce moment…
As-tu quelque chose contre ce programme ?
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Mon Dieu médias....
- Le 13/07/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
Mon Dieu médias…
Pour faire parler de lui, il est monté sur une grue
Pour passer à la télé, ils descendent dans la rue
Pour devenir célèbres, ils passent à l’écran
Mon Dieu médias donnez-moi raison
Pour écouler son livre, il insulte les amis
Pour vendre son disque, il vocifère autrui
Rien ne les arrête pour faire de l’argent
Mon Dieu médias donnez-moi des millions
Si tu passes au treize heures, t’es un champion
Ta bobine au vingt heures, quelle ambition !
Un ministre de suite montera une réunion.
Mon Dieu médias donnez-moi l’absolution
Ma figure connue, on me jette dans une piscine
Recyclage en série, fabrique de rustines
Pour cacher la misère, du pain et du cirque !
Mon Dieu médias, donnez-moi l’amnésie
Culte de la médiocrité, mépris de l’histoire
Humanité lobotisée, circulez rien à voir
Victoire de la bêtise, honneur au néant !
Mon Dieu médias, donnez-moi l’oubli !
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Mon arrivée au paradis
- Le 10/07/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
Mon arrivée au paradis
Le jour où j’arrive au paradis
Je vais avoir ma liste de VIP
Ceux que je veux rencontrer
Ceux à qui je vais demander
L’empreinte de leur aile
Sur mon morceau d’auréole
Le premier c’est Jean-Baptiste.
Lequel ? Mais Molière bien entendu
Les avares sont aujourd’hui à la city
Les malades imaginaires sont toujours légion
Et certains de nos bobos des lofts
Ressemblent au Bourgeois Gentilhomme
Le voilà chapeauté, notre grand Sacha
Il va rougir de plaisir en apprenant
Qu’il est à la mode. Les imbéciles !
Ils ont enfin compris sa modernité.
Mais si les anges n’ont pas de sexe
Comme il doit s’ennuyer là-haut.
Ou se cache l’ami Cocteau
Serait-il avec son amie Edith
Cher Jean tes parents terribles
Comme ils ressemblaient aux miens
Et toi Edith, on continue à vibrer
Aux notes de l’hymne à l’amour
Un petit coucou aux grands Jacques
L’ami Brel reste un formidable emmerdeur
Et les bourgeois sont encore pires…
Toi le grand Prévert, je ne sais rêver
Sans plonger dans tes Paroles…
Vous mélangez vos talents tous les deux ?
Et là, cette musique, ces odeurs de tabacs
Les copains sont autour d’oncle Georges
Et toi Serge, ta fille n’as plus vingt ans
Gilbert…si tu voyais Moscou maintenant
Et toi Charles, arrête donc de faire le fou
Yves ! Dangereux la bicyclette sur un nuage
Et puis me voilà dans le coin des plus jeunes
Michel. Pas malin le coup de ton paradis blanc
Daniel, Paris-Dakar est en Amérique maintenant
Thierry…et dire que tu moquais de l’âge de Line
Bon Michel, arrête de déconner en salopette
C’est en bas qu’on aurait besoin de toi aujourd’hui
Là, je me tais. C’est le coin des vrais mecs
Michel est en train d’écrire de nouveaux textes
Jean est toujours aussi imposant, sacré gentleman
Lino n’a pas changé, et Michel reste en garde à vue.
Bernard, tu sais que ton fils est un sacré cinéaste
Votre copain Alain semble souvent orphelin
Que de gens à voir, la liste est trop longue
Mais avec vous tous, quelle distribution !
Et pour les soirs de déprime, il faut que je le trouve
Celui qui me fait rire avec sa plume aiguisée.
Te voilà mon idole, mon maître Pierre
Fais moi donc une chronique, de la haine ordinaire.
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M'évader
- Le 07/07/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
M’évader…
M’évader.
Il y a des jours
Il y a des moments
Ou on a envie de s’envoler
Envie de partir
Connais-tu ces journées
Ou des cloisons oppressantes
Se resserrent sur toi
Ou l’horizon est invisible
Ou tu tournes…tu tournes
Et puis au milieu de ce jour
Un visage, un parfum, un rire
Ouvre la porte
Et ton âme s’échappe vers ailleurs
S’échappe vers le ciel
Partir…envie de partir
En train, à pied
Te rejoindre
Te prendre la main
Et te dire viens.
Monter en montagne
Marcher sur la plage
Se rouler dans l’herbe
Toucher l’eau d’un torrent
S’appuyer contre l’écorce d’un arbre.
Et le soir venu
Ta tête posée sur mon épaule
Regarder
La fuite du jour
L’arrivée de la nuit.
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Avant de partir.
- Le 06/07/2015
Avant de venir
Avant de venir vous parler, je vérifie mon panier
D’abord ce que j’ai, l’admettre, j’ai cinquante ans
Un petit tas d’expérience, quelques idées vérifiées
Mes échecs et mes chutes, ma vie de parent
Avant de partir
Qu’ai-je encore à offrir ? Il me faut l’avouer
Mon orgueil, compagnon de route encombrant
Me protège de la souffrance, m’évite de paniquer
M’isole des autres, s’installe en paravent
Avant de venir
Ai-je confiance en moi, trop certains jours
D’autres matins, elle me manque cruellement
Me dirige vers vous, vous croiser au carrefour
Prendre le bon départ, au bout de la piste d’élan
Avant de partir
Dans ma besace, il y a aussi mon énergie
La passion en moteur, l’envie en bandoulière
Je veux vous entraîner, partager mon pari
Faire que votre plume, soit compagne familière
Avant de venir
Je dois rajouter des brindilles de bienveillance
Renforcer mon écoute, calfeutrer mes a priori
J’écris vite, accepter votre rythme, avec patience
Un dernier regard, je ferme la porte, c’est parti
Avant de partir
Enfin, un dernier aveu, une ultime confession
Ma culture a des trous, certains livres m’ennuient
Ce monde, je le regarde avec ma propre vision
Apparaître comme un con, quel plaisir exquis !
Maintenant préparé…Laissez moi vous emporter.
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La mémoire
- Le 02/07/2015
La mémoire
La mémoire est curieuse, elle sélectionne.
Je ne me souviens que très peu de ces années
Ou mon enfance s’écoulait de façon brouillonne
Pas de souvenir des odeurs de cuisine
Elle n’avait pas ce talent, juste du quotidien
Jamais les mains dans la farine
Ma madeleine de Proust à moi
C’est cette tension, cette incapacité
A vivre des journées sans émois
Ils s’aimaient probablement, à leur façon
Comme l’éclair est heureux dans la tempête
Nous étions nous, des otages sans rançon.
Je me souviens pourtant de ces soirées avec lui.
Des heures à faire et défaire ce monde imparfait
Il savait tant de chose, une encyclopédie
Pourtant, au milieu de tout, il a oublié
De m’apprendre, à simplement savoir
Comment conjuguer le verbe aimer
Il est parti avec son corps torturé
Sans avoir osé jamais lui demander
Pourquoi, avec elle, il était resté.
Certes ils étaient mes parents
Ils avaient simplement oublié
Qu’entre eux, il y avait deux enfants.
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L'enfant roi
- Le 01/07/2015
L’enfant roi
Vous les connaissez comme moi
Ces jeunes femmes qui seules
Elèvent des enfants sans papa
Les hommes se sont volatilisés
Elles se démènent au bureau
Courent de la crèche à l’école
Du charriot de course à la salle de judo
Un œil sur leur compte en banque
L’enfant prend toute la place
Le lit de maman est la salle de jeu
Elle oublie d’être une femme
Pour être simplement une mère
Parfois elle les laisse chez une mamy
Quelques heures pour redevenir elle
Un compagnon de jeu pour quelques heures
Un peu de bonheur pour ne pas pleurer
Mais comment recommencer une vie
Ne pas risquer un nouvel échec
Ne pas imposer à son petit un intrus
Juste attendre qu’il ait grandit
Les soirées sont souvent trop longues
Quand les petits princes sont endormis
Elle se répète qu’elle n’a besoin de rien
Sur internet elle fait souvent semblant.
Pourtant elle doit bien l’admettre
Jour après jour, jouet après jouet
Son petit amour de sa vie, son bébé
Est maintenant, un enfant roi
Comment peut-on leur reprocher
Les enfants ne sont pas des anges
Ils savent s’imposer avec malice
Avec de l’amour, ils font un royaume.
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L'autre soir un SDF...
- Le 30/06/2015
- Dans Poèmes, textes, billets d'humeur.
L'autre soir un SDF...
L'autre soir un SDF...
J’étais l’autre soir devant ma télé
Des reportages insipides et orientés
Et puis, à la fin un portrait proposé
Le portrait d’un SDF qui m’a frappé.
L'autre soir un SDF...
Ni un alcoolique, ni un paumé
Ancien cadre, un homme éduqué
Entrepreneur, puis sa boite fermée
En haut hier, aujourd’hui déclassé.
L'autre soir un SDF...
Comment peut-on être ainsi isolé
Amis disparus, famille oubliée
A-t-il encore l’énergie, cette volonté
D’oser faire la démarche de les solliciter.
L'autre soir un SDF...
Nous sommes dans une drôle de société
Tout va vite, d’un seul coup éjecté
Impossible de remonter dans le train lancé
Une fois lâché, vous êtes éliminés.
L'autre soir un SDF...
Pourquoi ce visage m’a marqué ?
Il me ressemble, un lien d’amitié
En le regardant, me suis demandé
Si demain nos destins ne seront pas liés.
L'autre soir un SDF...
Combien de nous vont un jour crever
Dans un abri de fortune, cabane de chantier
Appeler au secours, ce n’est pas gagné
Quand on est dans le trou, désespéré !
L'autre soir un SDF...