Créer un site internet

Blog

  • Un départ

    Un Départ

    Le deuxieme couple de personnes agees retrouve en quatre 1482604 800x400

    Ils rentrent dans l’hôtel, le luxe est partout

    Le portier se précipite, ils ont peu de bagages.

    Semblent un peu perdus, au milieu de ce hall

    Sont si différents de cette foule de privilégiés

     

    Quatre-vingt-onze printemps pour ses cheveux blancs

    Quelques mois de moins, pour cette femme qu’il aime

    Ils découvrent leur chambre, osent à peine entrer.

    Les gens biens ont souvent peur de salir les tapis.

     

    Ce soir ils mangent au sein de cette salle

    Ils se regardent en silence, intimidés et émus

    L’amour passe encore dans leur yeux, font envie.

    Ils picorent leurs assiettes, repas du soir léger.

     

    Quand ils quittent le lieu, les regards les suivent

    Il est encore tôt, remontent dans leur chambre

    Chemise de nuit pour elle, pyjama pour lui

    Une boite de cachet posé de part et d’autre du lit

     

    Le matin, personne ne les voit descendre déjeuner

    On s’inquiète, on frappe, on enfonce la porte

    Ceux qui sont là se figent, allongés main dans la main

    Un départ désiré, un courrier posé devant la télévision.

     

    C’était il y a quelques semaines, des amoureux partaient

    Dernières économies, évasion en douceur et dans la soie

    Certains crient au drame, je suis heureux pour eux

    Deux mains serrées et unies, pour un dernier voyage.

    Lire la suite

  • Une course de haies

    Une course de haies

    Capture0044

    A dix-huit ans je ne voyais pas mes vingt ans

    Cela me paraissait si loin, colline éloignée

    Cependant par un matin banal, j’ai passé le cap

    J’avais vingt ans et je ne voyais pas la différence.

     

    A vingt-cinq ans, je ne croyais pas arriver à trente

    Mais j’y suis parvenu et j’avais une enfant dans les bras

    J’avais changé de grade, j’étais un chef de famille

    Et pourtant je n’avais pas vu les années passées.

     

    Pas de souvenirs de trente-cinq ans, quelle peur j’avais !

    Les deux filles étaient là, je me sentais responsable

    J’étais persuadé de devoir les abandonner avant quarante

    C’est terrorisant l’idée de ne pas accompagner ses enfants.

     

    Bientôt cinquante ans. Ils me semblent encore impossibles

    Pourtant aujourd’hui je suis plus philosophe, peu d’importance

    Elles sont grandes, volent de leurs propres ailes, soulagement !

    Sentiment du devoir accompli ! Juste les accompagner.

     

    Ou s’arrêtera cette route ? Eternelle question sans réponse

    C’est pourtant quand on attaque la fin de la course

    Que les foulées semblent plus légères, plus souples

    Moins indispensable pour les autres, ne pas devenir une charge !

  • Ils citent Mandela

    Ils citent Mandela

    Nelson mandela xxx high res

    Ils roulent en voiture de luxe, lisent sur leur tablette

    Ne supportent pas la misère, protégés dans leur résidence

    Ils condamnent le racisme, mais pas de noirs chez nous

    Mais comme il est de bon ton, ils citent Mandela !

     

    Ils ne supportent pas le bruit des voisins, querelles sans fin

    Sont fascinés par les corps en lambeaux, infos en boucle

    Le bureau est une jungle, tout est bon pour une promotion

    Mais dans une soirée entre amis, ils citent Gandhi !

     

    Ils votent pour des élus corrompus, la faute aux juges !

    Se complaisent à croire tous les démagogues

    A force de compromis, ne savent plus où ils sont.

    Mais dans leur analyse politique, ils citent De Gaulle !

     

    Je suis comme les autres, une addition de petites lâchetés

    Je m’arrange entre le réalisme et l’utopie, mélange compliqué

    Devant tous ces grands hommes, je reste dans mon coin.

    Et en dernier ressort, je suis le seul que je préfère citer !

    Lire la suite

  • Dernier jour de Terminale....

    Dernier jour de Terminale

    A la sortie d un lycee francais 903446

    Il est 16 heures, la sonnerie du lycée retentit. D’habitude nous sommes pressés de passer la porte. Pas aujourd’hui.

    Ces couloirs fréquentés pendant trois ans sans les voir. Ces escaliers de pierre usés où d’autres avant nous sont passés.

    Le dernier jour…Ces trois mots en boucle dans mon esprit. Une vie derrière moi, des questions devant !

    Nicolas, Bruno, Philippe et tous les autres, je vais vous revoir…Mais demain, et avec un autre regard.  En passant la porte nous laissons au porte-manteau nos pelures  d’enfants, d’adolescents.

    Demain le bac, la fin de l’école. Je suis heureux de grandir, j’ai peur d’être un adulte.

    Le ciel est celui du printemps, les filles sont belles et troublantes…Ma meilleure amie sent la vanille…

    Nous rions, finit les profs !

    On marche vers la place Bellecour…La nostalgie est déjà là, présente à chaque pas.

    Nous sommes regroupés, on se presse de questions…Toi la fac, toi une belle école…Je veux dire à Séverine que je l’ai toujours désirée…Je ne parle pas. Pourquoi gâcher ce moment ?

    La place est bruyante, parsemée de groupes comme le nôtre qui tels des vers à soie, deviennent des papillons.

    On retarde le moment, on se fixe des rendez-vous. On parle déjà de nos souvenirs. Je veux tous les saluer, même ceux que je  ne supporte pas…

    Des poignées de mains appuyées, des embrassades un peu trop sages.

    La statue  de Louis LIV est là devant mes yeux.

    Je sais déjà que jamais je ne pourrai passer devant elle sans penser à l’instant présent.

    Je ne suis plus un enfant, je rentre dans la vie d’adulte, celle des grands…J’ai le vertige !

    Dernier jour de Terminale… 

    Lire la suite

  • Agnès

    Le 16/11/2011 Au Chambon-sur-Lignon

     

    Agnès

     

    A l’ombre des sapins du Chambon, dans le froid de novembre

    Un loup sanguinaire attendait sa proie, prêt à tuer

     

    Regarde petite fille la couleur du ciel, cette dernière lumière !

    En fermant les yeux, tu tentes d’ouvrir les nôtres

    Violée dans ton corps, bafouée dans ton âme

    On se bat et on lutte pour contrôler notre haine

    Ivre de violence, ce loup si jeune rodait en ces lieux

    Recherchant sa part de sang, sa victime isolée.

     

    Aujourd’hui, tu n’es plus petite fille, mais nous, un peu perdus

    Garderons comme une cicatrice ton visage, et en regardant les étoiles

    Noyés par le chagrin, tes amis se souviendront de ton prénom.

    En ces moments de peine, la seule question qui nous hante…

    Sommes-nous tous un peu coupables de générer de tels monstres.

    Lire la suite

  • Un jour...Une heure...

    Un jour … une heure…

    Horloge dieu

    La vie est parfois un chemin particulier.

    Le bandeau se déroule

    Jour après jour

    Année après année.

    Pourtant souvent

    Toute une vie se résume

    A

    Un jour…une heure

     

    On pourrait faire le bilan d’une vie

    A travers le récit de quelques moments

    Cet oral de bac ou on a passé l’obstacle

    Cet entretien d’embauche ou le courant est passé

    Ce regard croisé avec un homme, une femme

    Ce moment ou deux brosses à dents

    Se sont posées sur la même tablette

    Ce moment ou notre corps

    A appris qu’il pouvait se fondre à un autre

    A

    Un jour…une heure

     

    Et puis il y a ces temps décalés

    Ces rendez-vous ratés

    Ce regard que l’on croise entre deux portes

    Cette émotion

    A

    Un jour…une heure

     

    Et puis il y a des rencontres

    Au mauvais moment

    Au mauvais endroit

    Se dire parfois

    Que si

    A un autre jour

    Une autre heure

     

    Le destin serait différent

     

    On a tous ces périodes

    Ou le calendrier se décale

    On est en avance ou en retard

    Pourtant il suffirait parfois

    D’un peu de culot

    D’un peu d’abandon

    Pour que tout

    Se retrouve

    Au bon jour

    A la bonne heure.

    Lire la suite

  • Un soir au bureau...

    Un soir au bureau….

      Shutterstock 188012843 750x410

     

     

     

     

     

     

     

    La vie est parfois singulière.

    Nous nous connaissons depuis longtemps…

    Tu es une très belle femme.

    Les années sont passées sur toi, les souffrances ont laissé leur trace…

    Mais ton corps respire la sensualité

    Il y a longtemps que je te regarde.

    Il y a longtemps que tu as une place dans ma boite à images.

    Nous parlons souvent de sexe… en riant… entre potes…

    Tu sais comme moi que tout cela émoustille le cerveau.

    J’ai envie de toi…Mais comment te le dire.

     

    Je ne suis pas James Dean.

    Mais après tout…

    Pour gagner, il faut tenter sa chance.

     

    Je laisse courir mon imagination…

     

    C’est le soir, nous sommes en hiver…

    19 Heures…Il fait nuit.

    Je suis dans mon bureau, l’étage est vide.

    Je suis devant mon écran.

    Je t’envoie un message.

    « J’ai envie de toi »

    « Monte ! »

    Je vais sans doute me couvrir de ridicule…

     

    Cet après midi, j’ai réaménagé un peu mon bureau.

    J’ai poussé l’armoire devant la partie vitrée.

    Si tu viens, nous pourrons nous retrouver seuls.

     

    Les minutes passent.

    Je sais que tu as lue mon message.

    L’accusé de réception m’empêche maintenant de reculer.  

     

    Je ne sais que faire.

    Attendre !

    T’appeler pour m’excuser !

    Déjà quinze minutes…

     

    Et puis…

    Mon cœur s’emballe.

    J’entends quelqu’un monter les marches.

    Lentement… Très lentement.

    Dans quelques secondes, je vais savoir si c’est toi.

     

    C’est toi !

    Tes cheveux m’apparaissent dans le dernier virage des escaliers.

    Bientôt je vois ton visage qui regarde vers moi.

    Les dernières marches sont interminables.

    Tu es belle, tu me souris.

     

    Je ne sais pas encore ce qu’il va se passer…

    Mais je sais que rien de grave ne peut arriver.

    Je te regarde monter.

    Il me semble que ton chemisier est plus ouvert que lors de notre pause…

    Maintenant c’est certain…

    On devine le liseré de ta dentelle.

     

    Tu es à l’entrée de mon bureau.

    Tu t’arrêtes.

    Je me lève.

    Les secondes sont des heures.

    Je n’ose aller vers toi.

     

    Tu fermes la porte derrière toi.

    Tourne le verrou

    Eteins la lumière.

    Il nous faut quelques secondes pour nous habituer à l’obscurité.

    Mon bureau n’est plus allumé que par les lumières que l’on devine au loin.

     

    Je m’approche de toi.

    Nos yeux s’accrochent l’un à l’autre.

    J’ai envie de toi

    Mais j’ai peur de rompre la magie de l’instant.

    Je vais pour te parler mais…

    Ton doigt se pose sur ma bouche.

    « Chut »

     

    Tu te décales dans le coin du bureau

    A l’abri des regards

    Appuyée contre la cloison

    Mon visage s’approche du tien.

    J’embrasse ton front

    Tes paupières

     

    Tes bras se referment sur moi

    Nos lèvres se joignent

    Nos bouches s’entrouvrent

    Timidement…

    De moins en moins timidement.

    Je goute le gout de ta bouche.

     

    Je me presse contre toi

    Je veux que tu sentes mon désir

    Ton corps bouge un peu

    Comme pour mieux me sentir.

     

    Mes mains s’affolent

    Viennent ouvrir ton chemisier

    T’en débarrasse

    Tes seins lourds sont là

    Devant mes yeux

     

    La lumière est faible

    Mais je les connais

    Combien de fois mon regard les a devinés

    Ma main passe dans ton dos et les libère.

    Mon visage plonge entre tes seins.

     

    Ta main caresse mes cheveux

    Ma bouche dévore tes appâts

    Je ne me lasse pas

     

    Je me laisse tomber à genoux

    Un « oui » s’échappe des tes lèvres

    Je frotte mon visage contre ta jupe

    Mes mains remontent le long de tes jambes

    Et là petite surprise

    Aucune culotte ne protège ton intimité.

     

    Je te regarde avec un air idiot

    « Je l’ai enlevée après ton mail »

    « Cadeau ! »

    Ma bouche plonge sous ta jupe

    Ton sexe est inondé

     

    Tu me repousses

    Qu’as-tu ?

    Tu te tournes contre le mur

    Te cambres

    « Viens »

     

    Je me libère

    Soulève ta jupe sur ton dos

    Ton cul est magnifique

    Invitation à d’autres voyages

    « Viens »

     

    Comment ne pas t’obéir

    Ton sexe m’attend

    Je m’enfonce en toi

    Lentement

     

    Un bruit !

    Le gardien fait sa tournée.

    « Ne bouge pas ! »

    Une pression sur la poignée de la porte.

    Il repart.

    Il doit vérifier le soir la fermeture des portes.

     

    Je suis toujours en toi.

    Les muscles de ton ventre massent mon sexe

    Je commence un doux va et vient

    Tu accélères le rythme

     

    Notre plaisir commun monte……….

     

     

    6 h 45…Europe 1…. Les premières infos….

    Zut… Tout cela n’était qu’un rêve.

    Je vais te voir tout à l’heure au bureau… Mais

    Je suis trop timide…

    Je n’oserai jamais t’envoyer ce mail…

    A moins que….

     

     

     

    Lire la suite

  • Où sont les féministes ?

    Où sont les féministes ?

     

    Debout les femmes réveillez-vous.

    Ne voyez-vous pas se refermer sur vous

    Les griffes de tous les obscurantistes.

     

    Regardez ces femmes enfermées par des Talibans de banlieue

    Pour ne pas susciter le désir, derrière un grillage de tissus

    Emprisonnées sous nos yeux sous une étoffe moyenâgeuse

     

    Aujourd’hui sur les rives du Jourdain, séparées dans des bus

    Au pied du mur des lamentations, au pays de la grande Golda

    Des tartuffes à bigoudis vous chassent et vous écartent

     

    Dans l’Amérique plus que jamais profonde

    On vous refuse le droit de disposer de votre corps

    Pour protéger la vie, on veut empêcher la votre

     

    Ici même, certains soulignent dans un murmure

    Moins de chômage si vous étiez à la maison

    Laissez donc la place aux hommes.

     

    Qu’attendez-vous pour reprendre la parole

    Si vous laissez faire vos filles demain

    Redeviendront des objets méprisés.

     

    Revenez à l’essentiel, chassez ces mignonnes

    Qui ne trouvent comme cause unique

    Que de nous faire dire une ministre, une écrivaine.

     

    Ressortez vos pancartes, brulez vos corsets

    Chassez des parvis, ces religieux néfastes

    C’est avec des femmes libres que le monde vivra.

    Lire la suite