Mon arrivée au paradis

Mon arrivée au paradis

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Le jour où j’arrive au paradis

Je vais avoir ma liste de VIP

Ceux que je veux rencontrer

Ceux à qui je vais demander

L’empreinte de leur aile

Sur mon morceau d’auréole

 

Le premier c’est Jean-Baptiste.

Lequel ? Mais Molière bien entendu

Les avares sont aujourd’hui à la city

Les malades imaginaires sont toujours légion

Et certains de nos bobos des lofts

Ressemblent au Bourgeois Gentilhomme

 

Le  voilà chapeauté, notre grand Sacha

Il va rougir de plaisir en apprenant

Qu’il est à la mode. Les imbéciles !

Ils ont enfin compris sa modernité.

Mais si les anges n’ont pas de sexe

Comme il doit s’ennuyer là-haut.

 

Ou se cache l’ami Cocteau

Serait-il avec son amie Edith

Cher Jean tes parents terribles

Comme ils ressemblaient aux miens

Et toi Edith, on continue à vibrer

Aux notes de l’hymne à l’amour

 

Un petit coucou aux grands Jacques

L’ami Brel reste un formidable emmerdeur

Et les bourgeois sont encore pires…

Toi le grand Prévert, je ne sais rêver

Sans plonger dans tes Paroles…

Vous mélangez vos talents tous les deux ?

 

Et là, cette musique, ces odeurs de tabacs

Les copains sont autour d’oncle Georges

Et toi Serge, ta fille n’as plus vingt ans

Gilbert…si tu voyais Moscou maintenant

Et toi Charles, arrête donc de faire le fou

Yves ! Dangereux la bicyclette sur un nuage

 

Et puis me voilà dans le coin des plus jeunes

Michel. Pas malin le coup de ton paradis blanc

Daniel, Paris-Dakar est en Amérique maintenant

Thierry…et dire que tu moquais de l’âge de Line

Bon Michel, arrête de déconner en salopette

C’est en bas qu’on aurait besoin de toi aujourd’hui

 

Là, je me tais. C’est le coin des vrais mecs

Michel est en train d’écrire de nouveaux textes

Jean est toujours aussi imposant, sacré gentleman

Lino n’a pas changé, et Michel reste en garde à vue.

Bernard, tu sais que ton fils est un sacré cinéaste

Votre copain Alain semble souvent orphelin

 

Que de gens à voir, la liste est trop longue

Mais avec vous tous, quelle distribution !

Et pour les soirs de déprime, il faut que je le trouve

Celui qui me fait rire avec sa plume aiguisée.

Te voilà mon idole, mon maître Pierre

Fais moi donc une chronique, de la haine ordinaire.

 

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