Poèmes

Je vous dirais

Je vous dirais…

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Je vous dirais des choses sur moi

Du passé au présent, des années colorées

Ces rencontres et ces femmes, souvenirs de mes émois

Ces mots partagés, ces soupirs, ces moments oubliés.

 

Je vous dirais demain, croisements des possibles

Des questions à venir, des regrets présumés.

Des instants de doutes, des colères irascibles.

Et mon corps fatigué, et déjà bien usé.

 

Je vous dirais ma peur, vers l’ultime défi

Une porte un mystère, mon dernier rendez-vous.

Je vous dirais, restez près de moi, vous mes amis

Dans ce monde ici-bas, le bonheur c’est de dire…Nous.

 

 

                                               Atelier d’écriture 22/04/2016.

Panama

Panama !

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Panama est un joli mot, un trait entre deux continents.

On imagine le soleil, le sable, les plages pour les amants

Panama est un rêve, une percée vers un autre océan

Pourtant, tout est sale aujourd’hui, pollution de l’argent.

 

 

Panama ce matin, Bahreïn demain, les iles Caïmans…

Que de trésor d’imagination pour cacher votre butin

Quand vous deviendrez poussières, dans votre néant

Vous aurez l’air malin sans le sou, pauvres crétins.

 

 

Deux ou trois d’entre vous, cloués demain au pilori

Offrandes offertes pour calmer la populace, diversion !

Les autres déplaceront leur trésor, un clic de souris

L’argent est apatride par goût, il n’a pas de nation.

 

 

A quoi sert ce pognon dont vous ne vous servez pas ?

Des bouteilles millésimées et des tableaux au coffre.

L’argent n’a des sens que s’il fertilise sur ses pas

Enfermé dans vos comptes offshores, il vous ligote.

 

Des enfants tués par un enfant.

Des enfants tués par un enfant

 

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C’est un coin d’Amérique

Au milieu de nulle part

Des maisons sans barrière

Des citoyens sans histoire

 

Et pourtant un monstre était là

 

Il a tué sa mère, décroché ses armes

Est entré dans l’école, calmement

Un par un a ajusté ses victimes

Un acharnement sans trembler.

 

Le monstre est entré en actions.

 

Vingt petits corps criblés

Six femmes sacrifiées

Enfin l’arme retournée

Et un drôle de silence !

 

Le monstre était mort.

 

Nous fabriquons des fauves

Hier à Toulouse, aujourd’hui là-bas

Qui demain passera sous leurs griffes ?

Ils sont là, nous ne le savons pas.

 

Des monstres en sommeil.

 

Pas de coupable, tous responsables !

La fatalité n’est pas la seule raison

Trop de solitude, société sans horizon

L’argent est devenu le seul Dieu.

 

Une usine à monstres

 

Demain le monde oubliera cette tuerie

Les chaines infos tourneront leurs antennes

Mais dans le pays de l’Oncle Sam

Des parents fleuriront des tombes.

 

Banalité des monstres

Des enfants tués par un enfant

Et nous ne savons pas pourquoi

Passé l’émotion du moment

Soyez certains que tout le monde s’en fout

 

Les monstres, conséquences collatérales de notre temps